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Interview d'Aline Simon | RQTH à la Clinique Aguiléra
le 16/07/2026
Interview d'Aline Simon
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m'appelle Aline Simon, je suis dans la clinique depuis 2014. Après avoir travaillé 25 ans comme aide-soignante, j'ai été reclassée au service des archives en tant que gestionnaire de dossiers médicaux. C'est au premier étage. J'ai repris en mai 2025.
Qu'est-ce qui a conduit à votre reclassement ?
J'ai eu deux hernies discales. La première opérée en 2023, puis en 2024 elle est revenue et on m'a posé une arthrodèse — c'est une intervention qui soude les vertèbres. J'ai une discopathie dégénérative liée à 25 ans de métier. La médecine du travail m'a déclarée inapte à ma fonction d'aide- soignante.
« J'ai eu la chance d'être reclassée. Pour moi, c'était un nouveau départ. »
Comment avez-vous trouvé votre nouveau poste ?
Grâce à une collègue j’ai appris le départ à la retraite d’Anne Fournier. Je me suis renseignée moi-même sur la nature du poste, mais par la suite j’ai été bien accompagnée par le service RH de la clinique.
Les freins : ce qui fait hésiter — et comment les dépasser
Aviez-vous des appréhensions avant de demander la reconnaissance RQTH ?
Oui, beaucoup. On a peur d'être perçue comme « un boulet de service ». Dans les équipes, il y a une vraie méconnaissance de ce qu'est un travailleur reconnu RQTH. On croit que ça va changer le regard des autres.
« On a peur du regard des autres mais le fait d’être reconnu RQTH est un changement dans une vie pro mais aussi une opportunité d’un nouveau départ. Ce n'est pas le cas de tout le monde d'aller jusqu'au bout de la démarche. »
Qu'est-ce qui vous a aidée à franchir le pas ?
Ma médecin généraliste, avant tout. C'est elle qui m'a tout expliqué, qui m'a dit clairement : « Aide-soignante, c'est fini. » Et qui a ajouté : « Tu rentres exactement dans les cases, il ne faut pas hésiter. » Sans elle, je ne suis pas sûre que j'aurais entamé la démarche. La médecine du travail m'a aussi bien accompagnée.
Et la clinique, dans tout ça ?
Sur les dernières étapes, oui. Johanne Jouglen et Anne Tourres m'ont aidée à finaliser le dossier. On a eu un rendez-vous avec une intervenante extérieure qui s'occupait de mon dossier — c'est une association partenaire qui accompagne les salariés dans ces démarches, parce que c'est vraiment lourd administrativement.
L’accompagnement concret à la clinique
Comment s'est passé votre retour au poste ?
Avant même ma prise de poste, on a fait passer une ergonome pour analyser mon poste de travail. Il a fait des recommandations. Ensuite, le matériel adapté a été commandé et on me l'a fait tester. Tout était en place le jour où j'ai commencé.
Quel matériel avez-vous aujourd'hui ?
Un fauteuil ergonomique avec accoudoirs et un dispositif lombaire spécifique qui évite l'appui et le tassement sur le bas du dos. Et surtout un bureau assis-debout : j'appuie sur un bouton, le bureau se lève et je peux travailler debout. Je change de position environ toutes les deux heures. Et je marche régulièrement pour aller chercher des dossiers aux archives ou à la radio.
« Ce qui est super avec ce poste, c'est que je suis autonome. Je peux alterner les positions, je marche. Je ne reste pas statique. C'est vraiment adapté à ma situation. »
Vous sentez-vous soutenue par la clinique au quotidien ?
Oui. Tout le monde a été bienveillant. Tout a été fait pour que je puisse prendre mon poste dans les meilleures conditions.
Son message aux collègues qui hésitent
Que diriez-vous à un collègue qui se reconnaît dans votre situation mais n'ose pas faire la démarche ?
Qu'il ne faut pas hésiter. La Clinique Aguilera est là pour aider ses salariés. Être reconnu RQTH, ça peut être un nouveau départ — une chance d'évoluer ou de redémarrer dans une autre fonction. La vie ne s'arrête pas parce qu'on est RQTH.
« On pense qu'on va être un boulet. Mais moi, je pense qu'on est plus un atout. Parce qu'on veut prouver qu'on est capable, même avec un handicap. On veut se dépasser. »
Ce que la clinique peut faire pour vous
✔ Vous accompagner dans vos démarches RQTH, de la constitution du dossier jusqu'à la commission
✔ Travailler avec vous et la médecine du travail pour identifier un poste adapté
✔ Faire intervenir une ergonome pour analyser votre poste de travail
✔ Financer et tester le matériel ergonomique adapté (bureau assis- debout, fauteuil, accessoires)
✔ Vous accompagner même sans RQTH : si vous souffrez de douleurs liées à votre poste, contactez-nous
✔ Garantir une confidentialité totale : vos collègues ne sont pas informés de votre statut
✔ Faire intervenir des kinésithérapeutes dans vos services pour analyser vos gestes et postures